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Un problème de plus !

Un problème de plus ! - William Johnson

J'ai un ami auquel il n'arrive que des problèmes. L'autre jour, il est passé boire une bière avec moi, comme presque tous les jeudis soirs, et je le vois arriver sous l'abri soleil , avec un chien, un Pitt Bull Terrier. Je me suis douté que ce n'était pas le sien, parce qu'il m'a toujours dit qu'il avait peur des chiens, et que ses enfants étaient allergiques au poil.

Je l'ai regardé, l'air étonné, et avant même que je lui pose une question, il m'a fait le récit de sa rencontre avec Benito, c'était le nom du chien.

Non, effectivement, ce n’était pas son chien, mais celui de son patron. Son chef était un petit patron de province, il était responsable d'une fourrière de voitures et il avait toujours deux ou trois chiens avec lui pour surveiller l’endroit. Il n’était pas méchant, mais il avait tendance à s'imposer, et comme mon ami était, ce qu'on appelle « quelqu’un de gentil » une vraie pâte, il se retrouvait coincé avec le chien. Ensuite, il m'expliqua la raison pour laquelle, il avait recueilli Benito, et là, je fus carrément cloué ; son patron lui avait confié son chien pour partir en vacances avec sa maîtresse à Tahiti ! Je l'écoutais raconter toute son histoire, et je ne pouvais m'empêcher de lui poser une foule de questions :

« Il ne pouvait pas demander ce service à quelqu'un d’autre ? Il n'a pas d'amis ? J’espère qu'il t'a laissé de l'argent pour l'entretien de ce chien ! »

Je fus encore plus scandalisé par ses réponses. Incroyable ! Non seulement, son patron lui avait laissé le chien sans le dédommager, mais en plus, il partait pour une période d'un mois. Et ce n'était pas fini, parce qu'en plus de cela, mon ami devait passer au domicile de la maîtresse pour arroser les plantes et emmener le chien chez le vétérinaire, parce qu'il avait une infection des yeux.

Plus il parlait, plus j'étais en colère contre son patron, et je ne pouvais pas m'empêcher non plus de penser que mon ami était aussi responsable de la situation. Je ne comprenais pas pourquoi il avait accepté une telle chose ...

Puis je me suis calmé, et j'ai repensé à toutes les fois où il m'avait aidé. Je me suis souvenu de la fois où je l'avais appelé en pleine nuit, parce que j'étais inondé un dimanche soir, et il était venu. Je me suis souvenu que lors de tous mes déménagements, il était là. Je me suis encore souvenu qu'il était là, lorsque j'avais complément perdu le moral lors de mon dernier licenciement.

Oui, décidément, c'est une bonne personne, c'était sa nature profonde, et c'est pour cela que je l'apprécie tant.

 

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Sportif dans l’âme, William est un homme d’action! Ses années d’athlétisme lui ont valu une forte reconnaissance tant au niveau collégial qu’universitaire. Il va sans dire qu’il adore couvrir le sport mais se passionne aussi pour beaucoup d’autres sujets : touchant de près ou de loin l’humain. Rigolo à ses heures on aime bien le lire pour ses textes pince-sans-rire et sans prétention. William Johnson, le blogueur à suivre!