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Seule dans les bois

Seule dans les bois - William Johnson

Je me suis réveillée ce matin avec une folle envie de faire des aventures, d'aller au bout du monde et découvrir de nouvelles choses, faire des rencontres imprévisibles avec des gens merveilleux. La dernière fois que j'ai voyagé, j'ai dû revenir plus tôt que prévu à cause du mauvais temps. Ça remonte à loin d'ailleurs. La prévision météorologique était mauvaise et j'avais peur de rater mon vol, car je devais absolument rentrer. Je n'avais pas droit à un jour de retard que le temps soit mauvais ou non. Je suis donc repartie 4 jours avant le retour prévu et j'ai raté pas mal de chose sans compter les programmes auxquels j'ai dû renoncer. Au moins, j'en ai gardé des souvenirs inoubliables, surtout du camping et des randonnées. Nous nous trouvions à 20 km des montagnes alors c'était facile pour nous de nous balader dans les savanes et de se perdre ensuite dans les bois. En réalité, la forêt était assez grande et je n'avais aucune notion de survie en forêt. Je ne savais rien des techniques de repérages et comme c'était les toutes premières fois que je mettais les pieds dans une vraie forêt, je me laissais facilement impressionner par peu de chose. Du coup, les autres étaient obligés de rester auprès de moi, car je me suis perdu avant même qu'on atteigne les sommets, et ils leur a fallu des heures pour me retrouver. Ce jour-là, la seule chose qui me rassurait était le fait qu'il n'y avait pas d'animaux dangereux dans ces arbres-là. Nous communiquions par radio, et ils m'ont dit de ne pas bouger pour ne pas risquer de me perdre encore plus et que cela faciliterait les recherches. J'ai donc sorti mon appareil photo espérant trouver là, quelconque animal sauvage indiscret à prendre en photo. Chaque fois qu'il y avait du bruit, je me tournais vite fait, plein d'espoir, mais souvent ce n'était que le vent. Il se pourrait que par moment, c'était bien un animal, mais qu'il était trop rapide pour que je puisse le surprendre. Je commençais un peu à décourager, cela faisait des heures que je me trouvais seule dans cette immensité. Puis tout-à-coup, sans faire de bruit, un compagnon se posta derrière moi et me serra à la taille. Je ne vous dis pas la frayeur que j'ai eue. C'était vraiment merveilleux. Je pense bien que je vais refaire ça cette année tandis que les propriétaires s'occupent de la réhabilitation du système de débouchage drain et des tuyauteries de tout l'immeuble.

 

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Sportif dans l’âme, William est un homme d’action! Ses années d’athlétisme lui ont valu une forte reconnaissance tant au niveau collégial qu’universitaire. Il va sans dire qu’il adore couvrir le sport mais se passionne aussi pour beaucoup d’autres sujets : touchant de près ou de loin l’humain. Rigolo à ses heures on aime bien le lire pour ses textes pince-sans-rire et sans prétention. William Johnson, le blogueur à suivre!