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Que voit-on quand le masque du clown tombe ?

Que voit-on quand le masque du clown tombe ? - William Johnson

Les clowns sont les meilleurs amis des enfants. Ils inspirent la joie et l’insouciance, en particulier, lors des événements culturels. Si j’en parle, c’est parce que j’en suis un. Pendant les manifestations populaires telles que les fêtes foraines, nos shows sont indispensables pour que la fièvre festive s’empare de tout le monde. Mais je remarque, à partir de mon expérience personnelle, que le clown n’est pas la figure à laquelle les enfants s’identifient, les plus jeunes affirmant vouloir devenir pompiers, policiers ou pilotes.

L’accoutrement ne fait pas le clown

Contrairement à un de mes amis qui travaille pour une entreprise de maçonnerie Montréal, je suis un clown par intermittence. Je ne troque mon uniforme professionnel contre le traditionnel accoutrement aux couleurs vives que lors de grandes manifestations culturelles. Cela n’empêche que mon nom et mes coordonnées circulent par le bouche-à-oreille, à Québec comme à Montréal. C’est d’ailleurs pour cela que je n’étais pas du tout surpris lorsqu’une journaliste voulait m’interviewer. On s’était donné rendez-vous dans son bureau un samedi après-midi. Cette femme voulait en fait parler à l’homme qui se cache derrière le déguisement. Dès le début de notre conversation, je l’ai mise au parfum : « Personnellement, quand je fais mon spectacle, je me comporte comme un comédien ou un acteur. Je respecte le script, et les gestuelles viennent toutes seules. Du reste, ce que je crains le plus, c’est que mes sketchs ne fassent rire ni les enfants, ni les adultes. » Mais la journaliste était déjà au courant de tout cela. On aurait dit qu’elle était venue sonder les méandres de ma personnalité.

Drôle d’« interview »

Elle lâche alors : « J’ai eu vent que votre profession et le personnage que vous jouez lors des fêtes populaires sont totalement divergents. Donc, si je comprends bien, le clown est une sorte d’alter ego ? » Je lui ai expliqué que la différence n’est pas aussi claire qu’elle le décrivait : « Les deux ne tâtonnent jamais. Tout ce que je fais, je le prépare minutieusement. Faire rire les gens, ce n’est pas toujours évident. Tout est question de subtilité. » Elle ne s’était pas attardée sur ce sujet, mais avait enchaîné : « Vous dites sur votre blog qu’être clown permet de vivre. Pourtant, certains de vos collègues ont vu leurs comptes bancaires. Comment expliquez-vous ça ? » J’ai mis fin à notre conversation, et appris quelques semaines plus tard qu’elle n’était pas journaliste, mais une consultante auprès d’un puissant fonds d’investissement…

 

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Sportif dans l’âme, William est un homme d’action! Ses années d’athlétisme lui ont valu une forte reconnaissance tant au niveau collégial qu’universitaire. Il va sans dire qu’il adore couvrir le sport mais se passionne aussi pour beaucoup d’autres sujets : touchant de près ou de loin l’humain. Rigolo à ses heures on aime bien le lire pour ses textes pince-sans-rire et sans prétention. William Johnson, le blogueur à suivre!